Compte rendu de l'entretien du 05/02/2004
avec
Michel REINICHE 
  (PS)
candidat aux cantonales 2004 sur le canton d'OFFEMONT

 

 
La Présidente rappelle la déclaration de Mme BOUVIER, Maire d'OFFEMONT, à l'Atria le 22/02/2002, origine de l'Association "Vivre à Offemont"

Présentation par Pierre CARLES du problème de la Desserte du Pays Sous-Vosgien  et de la nécessité d'un contournement.
  

Questions

Réponses de Michel REINICHE

1 - Quelle est votre position concernant cette déclaration ?
   Elle a mis le feu aux poudres, inutilement. Mais si elle s'est exprimée ainsi, c'est qu'une hypothèse a dû être évoquée au C.G. ou à la C.A.B.  Elle n'a pu faire cette déclaration sans travail préparatoire, elle ne peut être en contradiction avec l'un des présidents. 
   Il m'est difficile d'approuver cette hypothèse. Dans l'immédiat ce n'est pas à privilégier, mais si des études ultérieures démontraient la nécessité de passer par ces rues le problème se poserait différemment
2 - Êtes-vous pour ou contre le raccordement (sud ? nord ?) de la DPSV à la RN 83 et à l'A 36 ?
   Non si c'est un raccordement à la RN 83 et à l'A 36 à partir de l'Arsot. Il n'est pas concevable de traverser l'agglomération d'OFFEMONT, pas plus que de passer vers l'Etang des Forges.
   A ce sujet, il y a une divergence forte entre Christian PROUST et Jean-Pierre CHEVENEMENT. Christian PROUST semble favorable au passage rue Bethouart et rue de la 5ème DB. Il renvoie le problème à Jean-Pierre CHEVENEMENT qui ne l'entend pas ainsi.
3 - Êtes-vous pour ou contre un contournement d'OFFEMONT -
VETRIGNE ?
   Christian PROUST a obtenu le gel, pendant 10 ans, du barreau entre GIROMAGNY et SERMAMAGNY (problème des bassins de rétention, des gagées jaunes ...). Cette période va permettre au département de faire une analyse globale des déplacements dans l'agglomération belfortaine (l'entrée dans BELFORT et l'arrimage aux grands axes de déplacement) et de sécuriser les routes nationales.
   Question coût, le cabinet d'études CLERGET a estimé à 12,685 M€ la liaison à l'autoroute proposée par C. GRUDLER, alors que le contournement de VALDOIE coûtera 5,2 M€ (9 M€ pour la totalité du tracé déclaré d'utilité publique).
   Les priorités actuelles du département rendent difficilement réalisable cette liaison.
   Si les études générales des déplacements démontrent qu'elle est indispensable, j'y suis favorable. C'est oui, à condition de ne pas déplacer les nuisances. Il faudra contourner deux obstacles : les terrains appartenant aux militaires et les terrains agricoles actuellement exploités.
4 - Quelle solution préconisez-vous en ce qui concerne le trafic des poids lourds ?
   Christian PROUST donne une réponse qui me convient : il faut des axes à l'écart de toute habitation. Bien sûr, il faudra l'accord des communes concernées et réaliser une étude qui permette de trouver la meilleure solution pour le plus grand nombre.
5 - L'Etang des Forges doit-il rester une zone protégée, épargnée, ou bien acceptez-vous qu'il soit longé par un axe de circulation prolongeant la DPSV ?   Que pensez-vous de la solution de la rue Béthouart ?
   Je ne souhaite pas que l'on touche à l'Etang des Forges, que l'on enlève son caractère agréable. Je ne suis pas favorable à la création d'un axe de circulation aux alentours de l'Etang des Forges.
   L'ouverture de la rue Béthouart avec zone 30, il me semble, permet de désenclaver cette zone. Seulement cela ne doit pas devenir un axe de communication prolongeant la desserte.
6 - Si le problème des terrains militaires du champ de tir d'ELOIE était réglé, accepteriez-vous qu'un contournement d'Offemont-Vétrigne passe en bordure des terrains ?
   Oui si les études engagées démontrent que c'est nécessaire.
   Cependant, par un courrier du 8 janvier 2004, le Général commandant la Région Nord-Est rappelle que le champ de tir est "indispensable aux besoins des armées" et qu'en conséquence il émet un avis défavorable à ce projet routier.
   Cette position semble incontournable.
7 - Le problème des digues d'ELOIE et de la DPSV. 
Quelle est votre position à ce sujet ?
   Je suis pour une démocratie participative effective, pour une consultation de la population dès lors qu'il y a un projet important. Je considère les consultations à posteriori moins intéressantes que les consultations à priori.
   J'ai rencontré le maire d'ELOIE, ses adjoints, le président de l'Association des sinistrés : tous comprennent la nécessité de la remise en service des bassins. Après l'expertise, les travaux doivent reprendre en concertation avec les habitants d'ELOIE et de VALDOIE.
8 - L'Arsot :
quelle politique envisager ?
   Actuellement il y a une dégradation sociale importante. Les démolitions et la réhabilitation prévues dans le contrat de ville peuvent porter leurs fruits, mais on ne parviendra pas à rétablir une vie normale dans le quartier tant qu'il n'y aura pas une mixité sociale.
   Mais qui voudrait, actuellement, habiter à l'Arsot ? 
9 - Les alentours de ROPPE et le canton devant le problème de l'aire d'accueil des gens du voyage.
Votre position ?
   Les grandes aires d'accueil permanentes sont une obligation pour les communes qui pourtant font la sourde oreille.
   C'est une mesure légale, ces personnes ont besoin d'éléments de confort, il faut leur permettre de vivre décemment. Bien sûr, il est nécessaire de prendre des mesures pour éviter certains excès car la proximité peut créer des problèmes de voisinage, de sécurité. Personnellement, je n'ai jamais eu à m'en plaindre.
10 - "Les intérêts d'un maire et ceux d'un conseiller général peuvent ne pas coïncider". (Offemont Réalités) Quel est votre sentiment ?
   Je comprends fort bien ces propos. Je pense qu'un conseiller général ne devrait pas avoir de fonction élective dans une commune du canton, du moins ne pas en être le premier magistrat. Il faut une véritable indépendance et une objectivité pour hiérarchiser les priorités au niveau du canton. Françoise BOUVIER tient compte des priorités qu'elle se donne pour OFFEMONT et les orientations prises au niveau du département peuvent aller à l'encontre de ses voeux.     
11 - Décentralisation et impôts locaux. Envisagez-vous d'augmenter la part du C.G. des impôts locaux ? Sinon comment allez-vous financer les projets ?
   Comme premier adjoint, j'étais chargé des finances publiques.
   Au cours de la campagne, j'avais présenté les finances de la commune et montré qu'OFFEMONT figurait parmi les plus fortement imposées, déjà à l'époque. Je préconisais de limiter l'augmentation des impôts locaux. Non seulement je n'ai pas été suivi, mais les impôts ont explosés par la suite.
   Mon point de vue est que l'augmentation des impôts locaux doit être limitée à l'augmentation du coût de la vie. De plus, on ne fixe pas les impôts à priori mais en fonction des projets et des besoins du département.
   Pour le département, l'augmentation est imparable en fonction des nouvelles charges qui vont peser sur lui (RMI, RMA, APA, routes nationales...). Les finances du département sont saines et l'augmentation sera légère et mesurée (de l'ordre de 1,5 à 2 %).
12 - Êtes-vous prêt à signer un engagement écrit sur les positions essentielles développées ce soir ? 
   Oui, après lecture et approbation.   
13 - Acceptez-vous qu'un résumé de cet entretien puisse être mis sur le site Internet de l'Association ?
   Oui.