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L'enquête d'utilité
publique
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Après
adoption du projet de desserte du pays sous-vosgien par le Conseil Général et
avant d'aborder sa réalisation, il convenait d'obtenir sa déclaration d'utilité
publique auprès de M. le Préfet du Territoire de Belfort.
Conformément à la législation en vigueur, cette décision du Préfet doit être
précédée d'une enquête publique au cours de laquelle toute personne, association
ou collectivité a la possibilité de s'exprimer sur le projet en formulant les
observations ou suggestions qui lui paraissent utiles.
La
consultation publique a eu lieu du 30 janvier au 2 mars 2002 inclus,
période durant laquelle le dossier complet de la desserte du pays sous-vosgien a
été à la disposition de la population dans les mairies des communes concernées
et en préfecture. Elle s'est déroulée dans l'indifférence quasi générale, sans
doute en raison du manque de publicité, l'application formelle des obligations
légales étant à l'évidence insuffisante... quand elle est respectée ! A OFFEMONT
notamment, l'avis d'enquête publique n'a été affiché en mairie que le 23
janvier, après qu'un huissier soit venu constater cette carence la
veille. Il aurait du être déjà affiché depuis au moins une
semaine.
La
déclaration de Mme Bouvier, maire d'OFFEMONT, au
cours de la réunion publique organisée à l'instigation des
commissaires-enquêteurs le 22 février à l'Atria à BELFORT a fait réagir de
nombreuses personnes. Dans la dernière semaine ce sont 33 observations qui ont
été portées sur le registre déposé en mairie d'OFFEMONT (8 à VALDOIE, 21 à
SERMAMAGNY, 17 à CHAUX, 5 à ROUGEGOUTTE et 4 en Préfecture), sans compter les
remarques verbales qui ont été adressées par les nombreuses personnes présentes
à M. Laithier, président de la Commission d'Enquête, lors de sa permanence en
mairie d'OFFEMONT le 1er mars.
Le 13
mai 2002 la Préfecture du Territoire de Belfort a reçu le rapport avec les
conclusions motivées et avis de la Commission d'enquête qui émet un avis
favorable à la déclaration d'utilité publique des travaux de construction de
la desserte du pays sous-vosgien, en l'accompagnant des recommandations
suivantes :
- réalisation des travaux sans
discontinuité, selon les quatre phases prévues - concomitance entre la
construction de la desserte et la réalisation des aménagements prévus par la
ville de BELFORT et la Communauté de l'Agglomération Belfortaine - respect
des engagements relatifs aux risques hydrauliques et aux nuisances sonores -
réflexion quant à une connexion à terme avec les axes
structurants.
Durant
cette même période, le Préfet a recueilli les observations et avis des
grands services de l'Etat membres de la conférence mixte à l'échelon local,
ainsi que les réponses du Conseil Général à leurs observations. Parmi celles-ci
il faut retenir les importantes remarques :
- du Directeur régional de
l'environnement de Franche-Comté relevant qu'il
n'y a pas d'études sur les nuisances sonores qui
résulteront de l'augmentation du trafic dans le quartier des
Forges.
- du Directeur départemental de
l'Equipement qui "regrette que le projet
présenté par le Conseil Général s'arrête au droit de la forêt de l'Arsot,
sans lien direct avec un axe structurant. En reliant ce projet à un axe
structurant, l'attractivité du Nord du département aurait été renforcée non plus
uniquement au niveau local mais sur un bassin plus large couvrant l'Aire
Urbaine."
Finalement, retenant l'avis défavorable des membres conférents sur la partie
Nord du projet de desserte du Pays Sous-Vosgien et leur avis favorable sur sa
partie Sud, le Préfet du Territoire de Belfort a signé le 20/11/2002
l'arrêté n° 200211202337 dont nous reprenons les grandes lignes :
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